Salut cher primate je t’écris ce témoignage dans une optique de prévention, il y’a 4 ans quand j’avais 15 ans, cible facile pour les autorités, j’ai subi un kidnapping mis en oeuvre par la mafia médicale et par ses apôtres étatique autrement dit policiers, pompiers, psychiatres.
Je sors un soir sous une belle lune me promener et la je tombe sur le gang le plus puissant sur terre, une voiture de flics en patrouille, ils m’abordent me demandent qu’est ce que je fais dehors a cette heure-ci, je leurs dis tout simplement que je prend l’air, ils me demandent ma carte d’identité que je n’ai pas sur moi, ils décident alors de m’emmener au commissariat afin d’appeler mes parents pour qu’ils viennent me chercher, jusqu’ici tout est “normal”, une fois arrivé au commissariat ils me disent de patienter en salle d’attente, je m’installe je patiente , et là ils se ramènent tous en en même temps une dizaines, ils me disent que ma mère est une pute et qu’ils sont contents que mon père soit décédé (aucune idée de comment ils ont su ça. Surement dans leur base de données). Après une telle insulte envers ma personne, je me lève et les traitent d’enculé et de fiotte, les insultes fusent et là un policier s’approche de moi et me pousse contre un mur violemment, je commence à essayer de me défendre et la ils me mettent au sol me mettent les menottes et me disent “outrage à agent, toi on va te mettre en psychiatrie tu va nous en dire des nouvelles”.

Comment est-ce possible ? Généralement c’est internement à la demande d’un tiers ou alors les flics appellent le préfet. Des heures plus tard, ils m’emmènent dans leur voiture, sur le chemin ils me disent qu’ils vont me mettre dans le pire service, un service adulte et me disent qu’ils espèrent que je me fasse violer, je leur réponds ceci: “vous n’êtes que des chiens de garde de l’état, vous passez vos journées à parasiter le citoyen moyen pour un salaire de smicard, vous rentrez chez vous le soir et vous vous enfilez des bouteilles d’alcool devant bfm”, un agent me met une tarte, tous ses collègues étaient en train de rigoler. Une fois arrivés à l’hopital publique, ils m’emmènent dans une chambre d’isolement avec camisole. Le policiers dit au psy “ils nous a menacé de mort et insulté. Il est fou et dangereux enfermez le”. Le psy appliqua sans broncher, j’avais beau lui expliquer la situation il ne voulait rien savoir, il me dit de me déshabiller et d’enfiler une tenue d’hôpital, il me dit de me mettre sur le lit, m’attache les bras, les jambes la tête, me fait une injection.

Le lendemain je me réveille dans une salle d’isolement d’HP. Paniqué je commence à frapper à la porte, à crier au secours. Et la viennent 5/6 infirmiers et psy. Ils me disent de fermer ma gueule et de me mettre sur le lit, je refuse, ils s’approchent petits a petits , je tente de mettre un coup de poing, ils me poussent contre le lit et me font une injection. Je me re-réveille et là je la joue plus subtil, ils sont plus nombreux et armés de seringue, je leur demande pourquoi je suis interné et ils me répondent “alors vous allez voir un psy d’ici deux trois jours, il va vous expliquer le protocole et vous diagnostiquer. Je leur dis ok et donc trois jours plus tard ils me changent de pavillon.
Me voilà dans un service pour adultes, les gens sont drogués érrant comme des zombies… Je rentre dans ma nouvelle chambre d’isolement, le psy rentre, me dit qu’il va me diagnostiquer, commence à me poser des questions: “avez-vous des hauts et des bas dans la vie ? vous sentez vous souvent déprimé ? Seul, anxieux? Je répondis: non non tout va absolument bien, je veux juste rentrer chez moi. Il souriait et me dit: “non vous ne sortirez pas d’ici , je vous diagnostique bipolaire je vous trouve très fluctuant au niveau de l’humeur. Vous voyez, vous vous énerver monsieur, vous avez besoin d’un traitement”. Alors je lui demande sur quoi il se base pour dégainer une telle accusation. Il s’en alla sans dire un mot, pas de test sanguin pas de scanner rien, juste un entretien de cinq minutes. Le lendemain il revient avec tout un troupeau. Il me dit que je vais prendre du lithium, du xanax, du valium et du thercien 3 fois par jour, que ça va me soigner, que c’est pour mon bien, moi je refuse catégoriquement. Il me dit que je ne suis pas en position de force et que si je l’ouvre trop il augmentera les doses. Je coopére par peur, je prend leur médocs devant eux et ils s’en vont. Me voila tout seul dans une chambre d’isolement sans fenêtre, sans distraction, rien, juste un mattela, un seau pour chier et une bouteille d’eau. Sachant que je suis myope, ils m’ont enlevé mes lunettes, donc je voyais a moitié flou. Un pur enfer, je tournais autour du lis en boucle en boucle en boucle, un cercle sans fin, ca a duré comme ca deux semaines. Ils m’ont dis que je me comportais bien et que du coup ils allaient petit a petit me redonner des liberté, mes lunettes et le droit d’aller dans le pavillon avec les autres patients.

Dans le pavillon je parle un peu aux gens. Un vieux me raconte qu’il s’est engueulé avec sa femme et que sur un coup de tête elle a appelée les pompiers derrière son dos, ils l’ont intérné. Je parle a un autre, il me dit qu’il était bourré sur la place publique alors ils l’ont interné. Encore un autre témoignage d’une adolescente qui me dit qu’elle s’est fait interné car son père n’arrêtait pas de la violer et de la torturer, elle a voulu se rebeller, son père a appelé les pompiers et vous connaissez la suite. Que des témoignages comme ca, des gens lambda sans histoire qui se sont fait retirer tous leur droits, sans avoir commis aucun crimes. Le lendemain je demande si je peux avoir accès à la cour, ils me disent oui, je fais un peu de repérage, je repère un mur pas très haut, il y’a des chaises de jardin a cote, je me dis que c’est le plan de fuite, seulement il faut que je trouve le bon moment. J’observe leurs déplacements et habitudes. Le matin ils s’occupent des chambres, seulement le jardin est fermé le matin. L’après midi ils ont une pause de 15 minutes ou ils mangent dans une salle a part, je planifie ca pour le lendemain. Me voila le jour J, il est 14h30 l’heure de la pause. Je vais de ce pas dans le jardin, je superpose les chaises près du mur, j’escalade, ok me voilà dehors, je cours aussi vite que possible, une grand-mère me vois en tenue d’hôpital, elle crie telle une collabo dégénéré. Je vais à un arrêt de bus, je croise un mec qui me dit que lui aussi il a été a l’hp pour avoir fumer un joint en pleine rue. Il me rassure, me dit que ca va aller, me donne 1E50 pour payer le bus. La je vois une voiture noire arriver à toute vitesse vers moi, les psy sortent, je cours vers une maison, je me cache dans un buisson, ils me cherchent. Je les entends toquer chez le proprio, le proprio dit qu’il a rien vu, ils s’en vont, j’attends facile deux heures, je sors du buisson, je cours, je cours et la je tombe sur une voiture de flic. Evidemment vu que j’avais une tenue d’hôpital ils m’ont repéré. Ils me ramènent à l’hp, me revoilà case départ, ils me remettent en isolement et augmentent les doses. Au bout de quelque jours sans lumière et drogué, je commence à perdre espoir et pleurer, j’ai passé deux mois en isolement sans aucune sortie sans rien un vrai rat en cage.

Comment je suis sorti ? J’ai fais le soumis et petits à petits, j’ai gagné leur confiance, j’ai dis que je voulais sortir en permanence un week-end pour revenir le lundi suivant, ils ont dit oui, haha quelle bande de débiles. Je m’habille, prend mes affaires, me voila dehors, je marche tranquille tranquille doucement et la je tape mon meilleur run, j’avais jamais été aussi heureux de ma vie, libre les cheveux au vent. Bien sur, je suis plus jamais revenu. Le lundi suivant ils appellent ma mère, disent qu’ils vont venir me chercher, je vais de ce pas à la forêt la plus proche avec un sac, de la bouffe etc, j’attends deux jours, ma mère me passe un coup de téléphone, me dit qu’ils ont lâché l’affaire, je rentre et voila.

J’ai tout de même eu de la chance. Certains sont passé aux éléctrochocs (éléctroconvulsothérapie de nos jours), maintenant je sors tout le temps armée d’un couteau, je suis ultra méfiants, regarde souvent derrière moi, analyse chaque possibilités. Quand je vois un camion de pompiers au loin je me cache direct, instinct de survie. Si je dois donner un conseil ultime pour éviter l’internement d’office c’est de ne pas avoir d’assurance maladie, Ils n’auront donc aucun intérêt financier à vous interner(ils peuvent quand même le faire pour le plaisir de torturer mais ca réduit les chances). 92000 internement en france en 2015, ça ne cesse de grimper et vous êtes peut-être le prochain sur la liste, méfiez-vous le plus possible. Ne pas trop trainer en ville, repérer les heures de patrouilles des flics, leurs rues favorites etc, faire un tour sur google map analyser les alentours des hôpitaux psy pour optimiser votre potentielle fuite, établir un plan, cacher un sac de vêtements avec téléphone pour demander renfort à un primate de confiance. Ca m’aurait aidé, j’étais à moitié perdu quand je me suis échappé, c’est primordial.

Si vous voulez en savoir plus sur le sujet je vous laisse:
https://www.ccdh.fr/
https://www.erudit.org/fr/revues/smq/1991-v16-n1-smq1818/032215ar.pdf

Force and fun aux primates et soyez sur vos gardes. -Tiki Volcano

Ces recits sont des contributions volontaires de primates.
Si tu as aussi un récit informatif ou empowering concernants des attaques subies ou des victoires par actions memorables, tu peux me les envoyer pour publis ici.