Salut cher primate je t’écris ce témoignage dans une optique de prévention, il y’a 4 ans quand j’avais 15 ans, cible facile pour les autorités, j’ai subi un kidnapping mis en oeuvre par la mafia médicale et par ses apôtres étatique autrement dit policiers, pompiers, psychiatres.
Je sors un soir sous une belle lune me promener et la je tombe sur le gang le plus puissant sur terre, une voiture de flics en patrouille, ils m’abordent me demandent qu’est ce que je fais dehors a cette heure-ci, je leurs dis tout simplement que je prend l’air, ils me demandent ma carte d’identité que je n’ai pas sur moi, ils décident alors de m’emmener au commissariat afin d’appeler mes parents pour qu’ils viennent me chercher, jusqu’ici tout est “normal”, une fois arrivé au commissariat ils me disent de patienter en salle d’attente, je m’installe je patiente , et là ils se ramènent tous en en même temps une dizaines, ils me disent que ma mère est une pute et qu’ils sont contents que mon père soit décédé (aucune idée de comment ils ont su ça. Surement dans leur base de données). Après une telle insulte envers ma personne, je me lève et les traitent d’enculé et de fiotte, les insultes fusent et là un policier s’approche de moi et me pousse contre un mur violemment, je commence à essayer de me défendre et la ils me mettent au sol me mettent les menottes et me disent “outrage à agent, toi on va te mettre en psychiatrie tu va nous en dire des nouvelles”.

Comment est-ce possible ? Généralement c’est internement à la demande d’un tiers ou alors les flics appellent le préfet. Des heures plus tard, ils m’emmènent dans leur voiture, sur le chemin ils me disent qu’ils vont me mettre dans le pire service, un service adulte et me disent qu’ils espèrent que je me fasse violer, je leur réponds ceci: “vous n’êtes que des chiens de garde de l’état, vous passez vos journées à parasiter le citoyen moyen pour un salaire de smicard, vous rentrez chez vous le soir et vous vous enfilez des bouteilles d’alcool devant bfm”, un agent me met une tarte, tous ses collègues étaient en train de rigoler. Une fois arrivés à l’hopital publique, ils m’emmènent dans une chambre d’isolement avec camisole. Le policiers dit au psy “ils nous a menacé de mort et insulté. Il est fou et dangereux enfermez le”. Le psy appliqua sans broncher, j’avais beau lui expliquer la situation il ne voulait rien savoir, il me dit de me déshabiller et d’enfiler une tenue d’hôpital, il me dit de me mettre sur le lit, m’attache les bras, les jambes la tête, me fait une injection.

Le lendemain je me réveille dans une salle d’isolement d’HP. Paniqué je commence à frapper à la porte, à crier au secours. Et la viennent 5/6 infirmiers et psy. Ils me disent de fermer ma gueule et de me mettre sur le lit, je refuse, ils s’approchent petits a petits , je tente de mettre un coup de poing, ils me poussent contre le lit et me font une injection. Je me re-réveille et là je la joue plus subtil, ils sont plus nombreux et armés de seringue, je leur demande pourquoi je suis interné et ils me répondent “alors vous allez voir un psy d’ici deux trois jours, il va vous expliquer le protocole et vous diagnostiquer. Je leur dis ok et donc trois jours plus tard ils me changent de pavillon.
Me voilà dans un service pour adultes, les gens sont drogués érrant comme des zombies… Je rentre dans ma nouvelle chambre d’isolement, le psy rentre, me dit qu’il va me diagnostiquer, commence à me poser des questions: “avez-vous des hauts et des bas dans la vie ? vous sentez vous souvent déprimé ? Seul, anxieux? Je répondis: non non tout va absolument bien, je veux juste rentrer chez moi. Il souriait et me dit: “non vous ne sortirez pas d’ici , je vous diagnostique bipolaire je vous trouve très fluctuant au niveau de l’humeur. Vous voyez, vous vous énerver monsieur, vous avez besoin d’un traitement”. Alors je lui demande sur quoi il se base pour dégainer une telle accusation. Il s’en alla sans dire un mot, pas de test sanguin pas de scanner rien, juste un entretien de cinq minutes. Le lendemain il revient avec tout un troupeau. Il me dit que je vais prendre du lithium, du xanax, du valium et du thercien 3 fois par jour, que ça va me soigner, que c’est pour mon bien, moi je refuse catégoriquement. Il me dit que je ne suis pas en position de force et que si je l’ouvre trop il augmentera les doses. Je coopére par peur, je prend leur médocs devant eux et ils s’en vont. Me voila tout seul dans une chambre d’isolement sans fenêtre, sans distraction, rien, juste un mattela, un seau pour chier et une bouteille d’eau. Sachant que je suis myope, ils m’ont enlevé mes lunettes, donc je voyais a moitié flou. Un pur enfer, je tournais autour du lis en boucle en boucle en boucle, un cercle sans fin, ca a duré comme ca deux semaines. Ils m’ont dis que je me comportais bien et que du coup ils allaient petit a petit me redonner des liberté, mes lunettes et le droit d’aller dans le pavillon avec les autres patients.

Dans le pavillon je parle un peu aux gens. Un vieux me raconte qu’il s’est engueulé avec sa femme et que sur un coup de tête elle a appelée les pompiers derrière son dos, ils l’ont intérné. Je parle a un autre, il me dit qu’il était bourré sur la place publique alors ils l’ont interné. Encore un autre témoignage d’une adolescente qui me dit qu’elle s’est fait interné car son père n’arrêtait pas de la violer et de la torturer, elle a voulu se rebeller, son père a appelé les pompiers et vous connaissez la suite. Que des témoignages comme ca, des gens lambda sans histoire qui se sont fait retirer tous leur droits, sans avoir commis aucun crimes. Le lendemain je demande si je peux avoir accès à la cour, ils me disent oui, je fais un peu de repérage, je repère un mur pas très haut, il y’a des chaises de jardin a cote, je me dis que c’est le plan de fuite, seulement il faut que je trouve le bon moment. J’observe leurs déplacements et habitudes. Le matin ils s’occupent des chambres, seulement le jardin est fermé le matin. L’après midi ils ont une pause de 15 minutes ou ils mangent dans une salle a part, je planifie ca pour le lendemain. Me voila le jour J, il est 14h30 l’heure de la pause. Je vais de ce pas dans le jardin, je superpose les chaises près du mur, j’escalade, ok me voilà dehors, je cours aussi vite que possible, une grand-mère me vois en tenue d’hôpital, elle crie telle une collabo dégénéré. Je vais à un arrêt de bus, je croise un mec qui me dit que lui aussi il a été a l’hp pour avoir fumer un joint en pleine rue. Il me rassure, me dit que ca va aller, me donne 1E50 pour payer le bus. La je vois une voiture noire arriver à toute vitesse vers moi, les psy sortent, je cours vers une maison, je me cache dans un buisson, ils me cherchent. Je les entends toquer chez le proprio, le proprio dit qu’il a rien vu, ils s’en vont, j’attends facile deux heures, je sors du buisson, je cours, je cours et la je tombe sur une voiture de flic. Evidemment vu que j’avais une tenue d’hôpital ils m’ont repéré. Ils me ramènent à l’hp, me revoilà case départ, ils me remettent en isolement et augmentent les doses. Au bout de quelque jours sans lumière et drogué, je commence à perdre espoir et pleurer, j’ai passé deux mois en isolement sans aucune sortie sans rien un vrai rat en cage.

Comment je suis sorti ? J’ai fais le soumis et petits à petits, j’ai gagné leur confiance, j’ai dis que je voulais sortir en permanence un week-end pour revenir le lundi suivant, ils ont dit oui, haha quelle bande de débiles. Je m’habille, prend mes affaires, me voila dehors, je marche tranquille tranquille doucement et la je tape mon meilleur run, j’avais jamais été aussi heureux de ma vie, libre les cheveux au vent. Bien sur, je suis plus jamais revenu. Le lundi suivant ils appellent ma mère, disent qu’ils vont venir me chercher, je vais de ce pas à la forêt la plus proche avec un sac, de la bouffe etc, j’attends deux jours, ma mère me passe un coup de téléphone, me dit qu’ils ont lâché l’affaire, je rentre et voila.

J’ai tout de même eu de la chance. Certains sont passé aux éléctrochocs (éléctroconvulsothérapie de nos jours), maintenant je sors tout le temps armée d’un couteau, je suis ultra méfiants, regarde souvent derrière moi, analyse chaque possibilités. Quand je vois un camion de pompiers au loin je me cache direct, instinct de survie. Si je dois donner un conseil ultime pour éviter l’internement d’office c’est de ne pas avoir d’assurance maladie, Ils n’auront donc aucun intérêt financier à vous interner(ils peuvent quand même le faire pour le plaisir de torturer mais ca réduit les chances). 92000 internement en france en 2015, ça ne cesse de grimper et vous êtes peut-être le prochain sur la liste, méfiez-vous le plus possible. Ne pas trop trainer en ville, repérer les heures de patrouilles des flics, leurs rues favorites etc, faire un tour sur google map analyser les alentours des hôpitaux psy pour optimiser votre potentielle fuite, établir un plan, cacher un sac de vêtements avec téléphone pour demander renfort à un primate de confiance. Ca m’aurait aidé, j’étais à moitié perdu quand je me suis échappé, c’est primordial.

Si vous voulez en savoir plus sur le sujet je vous laisse:
https://www.ccdh.fr/
https://www.erudit.org/fr/revues/smq/1991-v16-n1-smq1818/032215ar.pdf

Force and fun aux primates et soyez sur vos gardes. -Tiki Volcano

La genèse

Je suis de septembre 1982, fils unique élevé par ma mère. Quand j’avais 5 ans mon père est parti (30 ans) faire guide pour des safaris en Afrique et de la lutte anti braconnage.

Ma mère bossait comme une dingue pour tout assumer, toujours seul, le plus petit de l’école, dernier de la classe et ayant bcp de mal à me mélanger avec les autres (j’ai su à 27 ans que j’avais un profil hyper sensible et hp avec troubles autistiques).

Pour tout arranger quand je voyais mon père, il me maltraitait et en Afrique, j’ai eu la chance de vivre de grands moments traumatisants qui m’ont laissé un syndrome de choc post traumatique.

A l’adolescence, après cette enfance radieuse, des visites psy et des prises d’anxiolytiques à haute dose, je me suis réfugié dans les arts martiaux coréens et je me suis forgé une carapace. Sauf que le corps c’est une chose mais l’esprit une autre et que les deux doivent fonctionner ensemble sinon ça ne peut pas aller. Sentant qu’il me fallait une aide pour apaiser mon esprit, j’ai commencer à me tourner vers la méditation, seul, puis ensuite j’ai rencontré des gens et de fil en aiguille je me suis retrouvé dans le cabinet de l’acupuncteur d’Arnold Schwarzenneger, c’est même pour ça que j’y suis allé à l’époque! Mais en sortant c’était la révélation, c’est ça que je voulais faire. Sauf que pendant plusieurs années tellement persuadé d’en être incapable, j’ai laissé ce projet en plan.

J’ai fait l’esclave comme une merde pdt des années, interim, usine chantier puis 3 ans agent immobilier, c’était génial 65h semaine sans salaire… Puis ambulancier jour/ nuit/ weekend et pompes funèbres. Au moins j’ai eu la possibilité de découvrir l’humain dans toute sa splendeur au travers de ces professions. Et puis un jour je décide de changer de vie. Je rappelle mon acupuncteur qui à 86 ans pour connaître la démarche à suivre pour faire comme lui…

 

L’attaque de la caste

Il commence par me dire qu’en France c’est de la merde que je dois aller au Japon ou au Vietnam, que même les chinois font nimp et puis devant mon désarrois, me parle d’une école sur Paris. Je démarre donc cette formation en faisant tous les sacrifices. 3 ans de séminaires 2x par mois plus des stages cliniques 2x par an et un mémoire ensuite à bosser sur 2 ans et à présenter. L’école se veut la plus difficile de France. Sur 24 en 1ere année on se retrouve à 4 au mémoire final. MA réussite la première, la vraie, celle qui allait changer ma vie. Je m’installe avec ma nana, je me déclare “acupuncteur non médecin” à L’URSSAF on me range ds la case “pratique de médecine non classée ailleurs”. Sur mes fiches d’impôts il est écrit “acupuncteur non médecin”. Je prends une assurance pro et je lance mon 1er site internet. Tu imagines bien l’énergie dans cette période, en couple dans une nouvelle ville, fraîchement diplômé, en mode “YAPUKA”. Je bosse 2 ans tranquille, je commence à me faire connaître et à me rémunérer chaque mois. Aussi je décide de demander ma copine en mariage, on se marie, on est à ma 3eme année de pratique et là entre mon mariage et notre voyage de noce, un soir j’écoute un message sur mon répondeur pensant qu’il s’agissait d’un nouveau patient: “Bonjour monsieur, Lieutenant de police … du commissariat… Rappeler moi c’est urgent, je dois m’entretenir avec vous…”. Rendez-vous est donné, je me retrouve avec un flic sympa qui me dit qu’il enquête sur moi depuis un an et demi. Que l’ordre des médecins à porté plainte contre moi 3 fois, que le procureur a classé 2x. Avec ses collègues, ils ont décidé le matin même de ne pas me placer en garde à vue “parce que j’ai l’air correct”. 4h d’interrogatoire à me retourner le cerveau, (Il avait même une photo de mon mariage) et puis en fait assez rapidement après lui avoir montré mes assurances, diplômes et documents de création d’entreprise, il c’est trouvé désemparé. En mode “je comprends pas pourquoi ils en ont après vous. Sur ce, il me raccompagne et me souhaite bonne chance (on est en juillet). J’utilise mon assurance protection juridique et prends contact avec un des deux meilleurs avocats de France sur ces sujets. Convoqué une première fois au tribunal correctionnel en janvier mais reporté à mars puis reporté à avril! Le jour J, mon avocat démarre en demandant ce que l’on fait là? Les documents de plainte de l’ordre ne sont pas conformes, pire, il y a eu des antidatés. Nous ne devrions même pas être présents, la plainte n’était pas recevable. Bon visiblement après un haussement de sourcils le juge décide de continuer. Il m’explique avec un texte de loi qui dit que “l’acupuncture est réservée aux médecins” qu’à partir de là il n’y a même pas à discuter. On lui signifie que la présidente de mon syndicat est là comme témoin mais au début refuse de l’entendre et puis comme elle avait fait le déplacement depuis Paris, finalement il accepte. Elle lui explique que la France est le seul pays au monde dans cette situation, qu’elle même non médecin travaille en cabinet médical et que la plupart des médecins n’ont rien contre le fait que l’on existe… Et puis délibération. Mon avocat est optimiste, il me dit qu’il n’ont rien contre moi, que je n’ai pas fait de fautes et qu’il y a de grandes chances pour que je sois relaxé. On y retourne et la verdict (on est seul face au juges, c’est comme à la tv) il tape avec son marteau et me dit : “monsieur vous êtes déclaré coupable de pratiquer illégalement la médecine, vous aurez une amende de 3000 euros avec sursis pour une durée de 5 ans. Vous êtes un garçon intelligent alors faites ce qu’il faut.” Donc en fait j’ai le droit de continuer à exercer mais sans dire que je fais de l’acupuncture… En fait on se fait attaquer soit pour pratique illégale de la médecine soit pour concurrence déloyale…

Après que mon avocat ait exposé ma défense, qui consistait à rassurer sur le fait que je ne mettais pas en danger les patients ça a été balayé par l’avocat des médecins qui a simplement dit:”que les choses soient claires, nous ne sommes absolument pas là aujourd’hui pour parler des patients mais pour protéger les intérêts acquis de l’ordre.” Sauf que sur legifrance il y a rien, il y a un vide juridique en France concernant l’acupuncture et les médecins se sont appropriés la pratique et font un DU de 140h c’est ridicule… 

Sur le coup je pensais pas, mais ça m’a abattu, ma seule envie à ce moment là était de prendre mon colt 45 et mon cal 12 et d’aller faire un tour au conseil de l’ordre des médecins en mode “étudiant américain”… 

Ces pourris créés sous Vichy, qui ruinaient ma vie d’un coup. 

L’article dans le journal qui a suivi m’a fait perdre toutes les mamies qui venaient me voir. J’avais aussi des avocats etc je ne les ai jamais revus, je pense que l’affiche sur la porte du tribunal avec mon nom a dû les dissuader…

On projetait de faire un enfant, suite à ça ma femme s’est complètement refermée en mode je ferais pas d’enfant si c’est pour que tu ailles en tôle et puis financièrement jai pris une claque et ça ne l’a pas rassurée. 

Avant le site internet c’était acupuncture, les gens tapaient ça sur google et venaient me voir. Maintenant le site ne sert plus à rien je cherche des termes débiles en évitant à tout prix d’écrire acupuncture.

Et le pire, la petite anecdote de fin… 15j après je vais au Krav Maga, je vois une meuf pas mal qui me mate grave pdt tt le cour. A la fin elle vient me voir et me demande ce que je fais dans la vie.

Je lui répond que je fais de l’acupuncture et là elle me dit: “ah oui j’étais à ton procès je suis magistrate” on a parlé 2h sur le pkg et pour elle tout était ok, en fait ils m’ont déclarés coupable pour que l’ordre soit content mais m’ont mis du sursis pour pas que je sois trop emmerdé et puis la petite phrase de fin qu’elle m’a balancée: ” de toute façon quand l’ordre des médecins nous mets la pression on est obligé d’obéir”.

Voilà voilà, la super justice!

                                                                                                                                                           -Tony Bandana

Mes debuts traumatiques

A ma naissance, tout est nickel, je nais dans le sud et ma mère m’emmène tous les jours à la plage.

C’est à partir de mes 4ans que les choses se gâtent. Mon père trouve du boulot en Belgique, c’est à peu près au même âge que je commence à ressentir que mon père et ma mère sont deux enfoirés. C’est bien plus tard que j’apprends que ma mère me mettait des petits coups de pieds dans la tête quand j’étais bébé. Comme je confondais nuit et jour elle ne voulait pas que je dorme le jour donc c’est comme ça qu’elle me réveillait. Encore aujourd’hui mon crane est très irrégulier niveau fontanelle. Bien des années après, alors que je m’aperçois que j’ai un réel problème, c’est sous hypnose que je me souviendrai d’un mec, mon voisin de l’époque, qui m’invitait chez lui avec l’accord de mes parents et qui en profitait pour abuser de moi, physiquement. C’est même ma mère qui me forçait à aller chez lui…

Chez nous, je n’ai le droit de bouger et de faire quelque chose qu’après avoir demandé autorisation sinon c’est punition. On me force à avaler de la viande alors que ça me dégoûte grave. On me force à avaler de l’huile de foie de morue, le matin à jeun, que je dégueule aussi sec. Quand je ne suis pas sage, mon père me séquestre dans un petit placard parfois plusieurs heures où je ne peux pas me lever.

Après ces deux ans de calvaire, on déménage encore cette fois ci à la ZUP de la bourgogne à Tourcoing. 1ère semaine d’école je me fait défoncer par des rebeu, je rentre chez moi en pleurant et là, mon père me gifle et me dis, bienfait pour toi la prochaine fois tu te défendras. La prof me met des baffes parfois aussi, j’ai l’impression d’etre un SDF (sac de frappe).

Alors le lendemain, rempli de haine, je repère un des mecs seuls et je lui shoote dans les couilles si fort qu’il reste à terre un bon moment. Je me suis battu très souvent à cette époque. A 9ans mon père se barre avec une autre nana nous laissant seuls ma mère et moi avec des rebeu qui essaient de défoncer la porte en disant à ma mère ce qu’ils vont lui faire comme bien. Je ne sais pas ce qui se passe chez ma mère mais elle fait un genre de transfert de mon père sur moi et commence à me battre tous les jours agrémenté de “t’es qu’une pourriture comme ton père” “tu seras un zéro toute ta vie”. Mon père, quand on se voit me menace, me fait du chantage, me fait de fausses promesses du genre “si tu es dans les 3 premiers de la classe, je t’offre ça” je travaille fort pour obtenir le cadeau et une fois dans les 3 1ers je n’obtiens rien…Pour lui je suis “la nouille, le chétif, le nul”.

A 13ans je refuse de continuer à voir mon père et j’en ai tellement marre de me faire défoncer par ma mère que je m’ouvre les veines mais je me loupe. Le calvaire des coups de ma mère s’arrête à 16ans, je suis devenu plus fort et plus grand qu’elle et je suis obligé de lui bloquer les bras pour qu’elle arrête de me frapper…Après deux ou trois tentatives infructueuses, elle arrête d’essayer de me cogner mais continue de m’insulter “connard, paresseux, t’es qu’un zero etc…etc…” et ça tous les jours. C’est à la même époque ou je commence la boxe thaï.

Ma première révolte: je me dis “de la merde, je suis un nul? Je suis une pourriture? Ok, ben je vais me comporter comme un nul je commence donc à picoler et à me droguer fort fort. Mes perf en boxe thaï baissent au bout d’un an et je m’aperçois que tout cet alcool toute cette drogue (LSD, exta, speed, coc, herbe) est une fuite stérile. J’arrête donc pour me concentrer sur le sport et surtout à ne plus rien branler en cours. Je deviens le nul qu’on a toujours voulu mais en sport ça se passe bien. C’est mon seul refuge.

Zap sur les diplômes, j’en ai plein mais rien à branler, j’ai repris des formations au cours de ma vie. Mais cette éducation m’a démoli et je cherche ma maman (vu que j’ai eu une conne qui m’a élevé avec des coups dans la gueule) chez toutes les nanas avec qui je baise et qui me portent de l’affection, ce qui pose souci avec dépendance affective biensur. C’est tardivement que je m’aperçois que je n’aurai jamais de maman juste un géniteur et une génitrice dont j’estime aujourd’hui qu’ils auraient mieux fait de passer par le cul que par la chatte de ma mère, ça m’aurait évité de naître. Une vie donc très instable passé avec un profond mal-être.


L’internement

J’ai 48 ans. Je résiste comme je peux à ces idées noires, mais y’a deux ans, après des galères énormes niveau financier, après un mariage, la naissance d’un enfant et un divorce, ma gueule au RSA car je refuse net de travailler en France (dans ma tête c’est clair, bosser pour bosser et engraisser des fdp pour récolter que dalle, je préfère crever), sans ami, sans copine, toujours sans parents et je me rends compte que je ne peux pas faire grand chose pour changer ma situation, j’achète une corde d’alpinisme…et je me pends. Souvenir de rien sauf de m’être retrouvé à l’hôpital puis direction hôpital psy en SPDT. Alors que je vois plus mes géniteurs, y’en a un qui refait surface pour faire cette demande.

Là ça va mal, je refuse d’avaler leur médoc, je défonce bien bien deux mecs du personnel qui finissent KO et je finis en isolement attaché et sous perf, dès qu’on me sort j’essaie de me barrer ou je défonce un infirmier. Comme les drogues agissent plus ou moins fort, lors d’un bon jour, je fais semblant d’etre dans les vap et dès que je vois le psy je lui fais mal: arcade ouverte et nez pété. Retour en isolement et là je sais que ça va être compliqué pour moi. y’a un an de ma vie dont je me souviens pas trop, des scènes bizarres où sous camisole chimique y’a un mec qui me dit “je vous aime Mr le président” pour pas longtemps après me dire “je vous déteste mr le président” bref des mecs et des nanas dans le même état que moi sans doute….

Je comprends rien à ma vie, mais je sais qu’il va falloir faire profil bas, demander pardon aux mecs que j’ai tapés en bref faire ma pute et arrêter de lutter. De toute façon j’ai le cerveau comme un marteau flasque et suis plus capable de la moindre agressivité. Alors je rentre dans le rang comme on dit.

Je sais qu’il y a des mecs qui se font hospit volontairement. Y’avait un mec là bas Fred qui avait été diagnostiqué bipolaire, c’est la maladie qu’ils lui ont trouvé pour le faire flipper et il y retournait régulierement quand il se sentait pas bien avec les medoc. conclusion ce que je pense: le corps médical en France mais ailleurs aussi: PAS TOUCHE. Sauf si t’as une fracture qui t’impose d’y aller mais au plus court au mieux.

En 1) les psy te trouvent ce qui va pas selon eux. Quand t’arrives chez eux tu le sais pas mais c’est mort. Ils ont besoin d’humains pour leurs expériences. Ils savent comment le cerveau fonctionne et ses mécanismes de résistance pour rester en état d’alerte si besoin et comment te faire disjoncter le général.

2) Médication si résistance, alors ca conclut direct comme agressivité et on monte d’un cran pour te calmer si ca marche pas ca augmente les dozes et ca change de molécules. Ils font des essais sur ta gueule pour au final avoir un agneau incapable de penser et d’agir.

3) si après tout ca tu as des regains d’énergie pour faire Justice là c’est chlorpromazine et havelane.

Les pire medocs que j’ai eu, tu sais plus rien faire à part trembler de partout… en combinaison avec d’autres trucs expérimentaux, parfois tu te chies dessus. plus d’autres trucs en perf quand tu veux pas ouvrir la bouche et avaler. tu sens des picotements bizarres dans le cerveau et t’es plus là…Tu reviens à toi ou ce qu’il reste de toi parfois plusieurs jours après, tu sais pas où t’es au début, tu sais pas ce que tu fous là, quand tu vois des blouses blanches se foutre de ta gueule, tu te souviens.

La bas j’ai vu des mecs qui ne savaient plus marcher autrement que bizarrement, genre cambrés au max avec la tête qui regarde le plafond. Des mecs qu’on traînait dans leur chambre par les cheveux. La nuit parfois j’entendais des hurlements. D’autres qui rampaient pour sortir de leur chambre. J’ai l’image de cet internement comme en prison d’expérimentation où les toubibs font des essais sur les cerveaux.

Je sais que j’avais rendez-vous régulièrement avec un staf qui jugeait ma sortie dangereuse pour moi et les autres et qui prolongeait ma durée d’internement. Pendant plusieurs mois, je répondais plus à leurs remarques et questions…Erreur.

Le pire du pire que j’ai vu c’est un mec qui est rentré, je sais pas pourquoi. Ils lui ont fait une sorte de lobotomie je crois, il était normal à priori puis un jour je l’ai vu crâne rasé avec des points de suture autour du haut de son crâne, là j’ai vraiment flippé. le mec bavait incapable de fermer la bouche…puis il a disparu. Mais c’est que des souvenirs incomplets des images qui se sont gravées par ci par là des paroles aussi parfois…rien de plus.

Comment ca s’est passé pour l’admin. Je pense qu’à l’hopital où je me suis réveillé, ils ont fait une demande à l’HP qui a trouvé ma mère et qui a donné son consentement.

Transport de l’hôpital où je me réveille à l’HP en brancard mains et chevillles attachées. Je me débats comme un beau diable je les insulte, je hurle avec toute l’énergie dont je suis capable. J’ai essayé de me barrer de là plusieurs fois mais imagine un mec pas capable de courir juste marcher lentement défoncé du cerveau…ils me récupérait aussi facilement que tu prends un escargot.

Mon hospit s’est fait facilement, très facilement. J’étais pas dans un bon mood c’est clair mais cette admission était injuste, j’allais pas recommencer à vouloir me foutre en l’air après m’être loupé…Je leur répétais ca au début car ca me semblait logique et vu qu’ils refusaient de me libérer, avec des phrases toute faites induisant d’office que tu vas rester, je suis devenu de plus en plus agressif. jusqu’à ces perf qui m’ont démoli total.

Aftermath

Je suis sorti y’a 3 mois et je suis un vrai zombie. Je fais 1.85m je pesais 88kg sec comme une trique et grosse condition physique, j’en ressors avec presque 20kg de plus et un cerveau de pigeon et encore c’est insulter les pigeons de dire ça.

Aucune motivation, à l’état de légume, aucune stratégie, le néant quoi. J’ai vécu toute ma vie comme un esclave rebelle mais esclave quand même en prenant modèle sur la réussite pro de mon daron (de ouvrier à directeur). J’ai revu mon enfant, j’ai pleuré car je l’ai pas vu grandir. Je cherche un moyen de vivre…juste vivre et pas survivre avec le modèle “je bosse je paie mes factures je m’use et j’engraisse l’Etat” comme cet enculé de géniteur.

Le truc pour moi à savoir c’est que dès que tu rentres chez un médecin quel qu’il soit même pour un rhume y’a danger. Quand tu sors du chemin étroit permis dans ce pays même un peu y’a danger. Faut savoir qu’une fois que la machine étatique est lancée t’es perdant c’est sur à 100%.

Un dernier truc pour faire simple, aller la dedans volontairement c’est se jeter dans la gueule du lion et vouloir l’enfer vivant. Car quand tu y es, crois moi c’est l’enfer…Quand tu te demandes ce que tu dois faire comme manip pour pisser…tu y es en enfer.

                 – Ridley Viper

Ces recits sont des contributions volontaires de primates sur le theme: evolution en tant qu’humain libre face a la société collectiviste et sacrificielle.

Si toi aussi a un testi informatif ou empowering concernants des attaques subies, des victoires ou actions memorables, un recit sur un succés, defaite, passage de ta vie, anecdote d’un instant… Que ce soit inspirant, informant, stimulant…, tu peux me contact par mail.

Quelques conseils pour écrire ton récit:
Dedans tu peux inclure des elements comme:
la genese, ta story/etat d’esprit/condition avant l’evenement
Les faits bien sur.
Des pensées que t’as eu
Si tes proches t’ont soutenus ou se qu’ils ont pensé, si des phrases memorables furent proférées.
Des details techniques sur les faits ou des actions que t’as faites.
Debriefing: La situation aprés, ton etat, les rapport que tu as avec les intervenants de ta story et ceux qui t’on soutenus ou enfoncés, ce que tu veux faire, les conseils que tu donnerais aux primates lecteurs,
Des conseils sur ce qui t’es arrivé pour le lecteur.
Avant de commencer Formule bien quel est le but de ton récit.
Que veux tu:
– apprendre a ton lecteur.
– faire sentir a ton lecteur.
– inciter ton lecteur a.
Tu peux choisir le titre, sinon je le fais.
Tu peux choisir un pseudo ou je t’en créer un. si tu veux etre anonyme.
Tu peux m’envoyer des illus, des tof, des meme que t’aimerais que j’incorpore dedans.
Merci, content que tu contribue a l’effort de guerre.